Chacun sa « dysférence »

Contre les préjugés et les inégalités

Pour les dys, l’insertion à l’école et même dans le monde du travail peut s’avérer délicate, d’autant plus qu’il s’agit de troubles encore mal connus et parfois même stigmatisés.

Voici pour commencer, quelques idées reçues sur les troubles des apprentissages :
Les enfants ayant un trouble des apprentissages ne peuvent pas réussir à l’école et dans la vie.
Les problèmes de lecture et d’écriture disparaissent avec l’âge.
Ils ont une déficience intellectuelle.
Ces jeunes sont inadaptés à l’école. Ils ne comprennent rien.
Le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est un trouble du comportement ou de conduite.
Le TDA/H est une maladie scolaire.
Le TDA /H est une difficulté qui se résorbe à l’adolescence.
Le TDA /H est le résultat d’une mauvaise éducation ou d’une absence de discipline.
Les parents qui ne font pas la lecture à leurs enfants sont responsables de leur dyslexie.
Le problème est que l’enfant est en conflit avec les parents, qui sont soit trop ou pas assez sévères.
Ils ne veulent pas travailler, ils sont fainéants.
Ils ne font pas d’effort. Ils ont un blocage scolaire et un blocage psychologique.
La dysphasie est un retard de langage.
Les dysphasiques sont ingérables en classe.
Ils vont faire baisser le niveau scolaire de leurs camarades.
Les étudiants handicapés profitent de leur déficience pour se la couler douce.
L’enfant ne veut pas grandir.
Les parents cocoonent trop leurs enfants.

Extrait : Aide aux Dys de Christophe Chauché, Tom Pousse.

Alors que les neurosciences ne cessent de progresser, la prise en charge des enfants et des jeunes souffrants de troubles des apprentissages peine à avancer. La faute en partie à des préjugés tenaces qui nuisent à l’épanouissement des individus et à l’accompagnement de leurs proches. Ces méconnaissances se retrouvent parfois même chez des professionnels de l’éducation ou de la santé.
Par ailleurs, les avancées dans le domaine des sciences cognitives ont permis une meilleure compréhension du fonctionnement de l’apprentissage par l’intermédiaire des troubles dys, ce qui amène de nombreux acteurs à repenser l’éducation dans son ensemble.
Pour Alain Moret par exemple : « l’existence même des dys nous amène à nous réinterroger tant sur les dogmes des sciences humaines et sociales que sur les pratiques avec tous les élèves. »

Annexe

Lutter contre les idées reçues et les inégalités
Ouvrages sur le sujet

Voir aussi sur le site :
les bases
→ pour aller plus loin : Un antidote aux difficultés scolaire ?
→ ressources : Le monde associatif.
→ ressources : Quelques textes législatifs et réglementaires.


Illustration : Pencil Shred Lot – Suzy Hazelwood

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